Pour la planète

Nous sommes tous menacés. A cause des activités humaines, la planète souffre, le climat se dérègle, les ressources se raréfient, les espèces disparaissent, le niveau des mers augmente…

Certains pensent que nous n’y pouvons rien. C’est faux. Tous, consommateurs et citoyens, nous pouvons agir au quotidien pour limiter notre impact sur l’environnement. Et il existe, entre autres, une façon simple de le faire : supprimer toute consommation de produits d’origine animale.

Le véganisme est une des solutions les plus accessibles et les plus positives pour limiter notre impact sur la planète.

  

 

Émissions de gaz à effet de serre et pollution de l’air

Nous le savons, les gaz à effet de serre (GES) sont responsables du réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique a des conséquences graves sur l’environnement et les populations. Selon l’ONU, 9 catastrophes sur 10 sont désormais liées au climat : sécheresses, pluies diluviennes, cyclones tropicaux, extinction d’espèces animales et végétales, problèmes sanitaires, montée des eaux, augmentation du nombre de déplacements de populations et de réfugiés climatiques. Les déplacements de populations dûs au changement climatique ont déjà touché 22,4 millions d’habitants. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, cela devrait concerner 1 milliard de personnes d’ici 2050.

Nous devons impérativement rester sous la barre des 2°c d’augmentation de la température globale terrestre si nous souhaitons maintenir un environnement vivable. Il est pour cela indispensable de réduire les émissions de GES de 70% d’ici 2050. Or, au rythme actuel, la limite des 2°c devrait être atteinte en 2030.

L’élevage est la 2e cause d’émissions de GES, représentant 14,5% des émissions globales, avant les transports. Certaines études récentes, comme celle de Worldwatch*, considèrent même que ce chiffre atteindrait les 50% du total des émissions de GES.

Les GES sont essentiellement composés de :

Protoxyde d’Azote :

Émis essentiellement par les engrais utilisés dans l’agriculture (pour la culture des céréales destinées à nourrir le bétail) et le fumier.

Le plus agressif des GES, 320 fois plus actif que le dioxyde de carbone.

Le bétail est responsable de 65 % de toutes les émissions d’oxyde d’azote dans le monde.

Durée de vie : 120-150 ans.

Méthane :

Issu directement des animaux d’élevage dans leur processus de digestion.

Gaz extrêmement néfaste, 23 fois plus puissant sur l’effet de serre que le CO2. 20% des émissions mondiales de méthane proviennent de l’élevage.lapin_info1

Durée de vie = 10 ans.

CO2 :

Emis par l’utilisation d’engrais, par la mécanisation de l’agriculture, le transport et le chauffage des établissements d’élevage, ainsi que par la déforestation.

Durée de vie = 100 ans.

 

Déforestation

L’élevage est responsable à 91% de la destruction de la forêt amazonienne et à 70 % de la déforestation mondiale. Toutes les minutes, nous détruisons l’équivalent de 7 terrains de football de forêts tropicales. 80% des forêts, indispensables à la respiration de notre planète, ont été détruites dans la 2nde moitié du XXe siècle.

Sans forêt, la planète perd sa capacité à respirer. La forêt amazonienne à elle seule fournit plus de 20 % de l’oxygène produite sur Terre. Et sans respiration, plus de vie.

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Pollution et raréfaction des réserves d’eau

De nos jours, 40 % de la population mondiale souffre de pénurie d’eau douce et 70 % des ressources d’eau douce sont déjà polluées.

La FAO estime qu’en 2025, 1,8 milliard d’êtres humains vivront dans des zones où la pénurie d’eau sera « absolue » (<500 m3 / an / habitant), et les 2/3 de la population mondiale vivront dans des « conditions de crise » (entre 500 et 1000 m3 d’eau / an / habitant).

L’élevage est extrêmement gourmand en eau : irrigation des cultures pour l’alimentation des animaux, abreuvage, nettoyage des animaux et des établissements.

L’industrie agroalimentaire animale est responsable de 30 % de toute la consommation d’eau douce dans le monde.

Si on prend l’exemple des États-Unis, 5 % de la consommation globale d’eau est utilisée par les ménages (habitations privées) tandis que l’industrie agroalimentaire animale en consomme 55 %.

Au rythme actuel, on estime que l’utilisation mondiale d’eau douce pour l’élevage devrait augmenter de 50 % d’ici 2050.

Un menu végétalien consomme 70 % d’eau de moins qu’un menu « classique ».

L’élevage contribue ainsi à l’épuisement des nappes phréatiques, mais aussi à la pollution des zones d’eau douce.

Les déchets animaliers polluent les eaux plus que toutes les autres industries.

Les causes : les engrais, les pesticides, mais aussi les nitrates et l’ammoniaque qui proviennent des excréments des animaux. Cette pollution des cours d’eau se déverse jusqu’aux rivages, mers et océans, causant des invasions d’algues qui étouffent la vie aquatique et participent à l’acidification des océans. En France, une des régions les plus touchées est la Bretagne, en raison de la grande concentration d’élevages porcins, grands émetteurs d’ammoniaque.

L’élevage émet l’équivalent en ammoniaque de 60 millions d’habitants, ce qui représente 64 % des émissions mondiales. La France est le premier pays émetteur en Europe, avec 95% d’émissions ammoniaques issues de l’élevage.

Cette pollution des océans est également la cause des pluies acides qui détruisent les forêts et les sols. Elle est responsable de l’apparition de « zones mortes » dans nos océans (zones dépourvues de vie), comme en Mer Baltique ou dans le Golfe du Mexique. La cause en est l‘eutrophisation, une augmentation des substances nutritives chimiques dans l’eau qui augmente le développement des algues et épuise les niveaux d’oxygène sous-marins. Il existe aujourd’hui plus de 500 zones mortes dans les océans du monde.

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Destruction des océans

Les océans, déjà perturbés par le réchauffement climatique, le sont aussi par le pillage de leurs ressources.lapin_info2

Selon l’ONU, les ¾ des océans sont surexploités ou déjà vidés de leurs poissons.

1000 milliards d’animaux marins sont pêchés chaque année dans les océans. Une grande partie de ces animaux ne sont d’ailleurs pas destinés directement à l’alimentation humaine, mais à nourrir le bétail : 40% des poissons pêchés dans le monde sont destinés à l’alimentation des animaux (bovins, porcins, volaille), la plupart de ces animaux étant pourtant de purs « végétaliens ».

Une grande partie de ces pêches concernent aussi des « bycatch », animaux qui sont pris dans les filets mais qui, n’étant pas la « cible » recherchée par les pêcheurs, sont rejetés dans les océans. Malheureusement, les animaux sont rejetés morts.

De nombreux scientifiques ont établi que si nous ne changeons rien à notre comportement, les océans seront vidés de vie en… 2048.

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Appauvrissement des sols et destruction des écosystèmes

Les ¾ des terres agricoles sont consacrées à l’élevage, que ce soit pour parquer les animaux ou pour produire les végétaux et céréales qui serviront à leur nourriture.

En France, les terres consacrées à l’élevage occupent 4 fois plus d’espace que les terres destinées à produire des végétaux pour l’alimentation humaine.

L’intensité de la production agricole dégrade et appauvrit les sols, et cela a de graves conséquences sur la bio-diversité et les écosystèmes.

Nous entrons aujourd’hui dans la 6e extinction massive d’espèces. La dernière extinction massive a vu disparaître les dinosaures.

Nous venons de quitter l’holocène pour entrer dans l’anthropocène*, car pour la première fois de l’histoire de la planète, cette extinction d’espèces n’est pas due à un phénomène naturel, mais à l’action de l’homme.

(* « L’ère de l’Homme », où les activités humaines ont un impact significatif et global sur l’écosystème terrestre)

De nombreuses espèces ne peuvent pas s’adapter au changement climatique, à la destruction ou à la pollution de leur habitat.

Aujourd’hui, ¼ des espèces vivant dans le monde sont menacées de disparition :

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La France figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées.

N’oublions que l’élevage contribue à la destruction des habitats (destruction des forêts, pollution des lacs, mers et rivières, destruction des ressources), et les pesticides et engrais chimiques utilisés empoisonnent et tuent les espèces végétales mais aussi animales et rendent leur environnement inhabitable.

N’oublions pas non plus les impacts causés par la chasse. Chaque année en France la chasse tue plus de 30 000 000 d’animaux. On chasse les animaux que l’on considère comme des «nuisibles », car ils représentent une menace pour le bétail ou pour les cultures (et donc pour le profit) : loups, sangliers, castors, belettes, cerfs, lièvres…

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Action sur la faim dans le monde

900 millions d’êtres humains souffrent de malnutrition dans le monde. 1 enfant meurt de faim toutes les 6 secondes.

775 millions de tonnes de maïs et de blé, 200 millions de tonnes de soja (soit 90 % de la production mondiale) sont destinées à nourrir les animaux d’élevage qui finiront dans les assiettes des pays développés. Cela représente plus d’1/3 de la production mondiale de céréales.

82 % des enfants affamés vivent dans des pays où la nourriture est destinée aux animaux, animaux qui seront ensuite mangés dans les pays occidentaux

Si nous utilisions les céréales produites pour nourrir les animaux d’élevage à des fins de consommation humaine, nous pourrions nourrir plus de 2 milliards d’êtres humains. De quoi éradiquer la faim dans le monde, et nourrir les 2 milliards d’humains qui devraient accroître la population humaine d’ici 2050.

A savoir :

Il faut :

  • 12 à 25 kgs de végétaux pour obtenir 1 kg de bœuf
  • 4,4 kgs de céréales pour obtenir 1 kg de poulet
  • 2 kgs de végétaux pour obtenir 1 kg d’insectes
  • 3 kgs de sardines ou harengs pour obtenir 1 kg de saumon

En termes de calories, il faut :

  • 9 à 13 calories végétales pour obtenir 1 calorie de bœuf
  • 5 à 7 calories végétales pour obtenir 1 calorie de porc
  • 3 à 4 calories végétales pour obtenir 1 calorie de poulet

En tuant un bœuf, nous pouvons préparer à partir de sa viande 1500 repas. Si nous prenons la quantité de céréales qui a été utilisée pour le nourrir, nous obtenons 18 000 repas.

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Conclusion

Nos choix alimentaires doivent évoluer en fonction du contexte démographique et écologique. C’est aujourd’hui une question vitale. Si notre environnement meurt, nous mourrons, ainsi que de nombreuses espèces vivantes, animales et végétales.

Rappelons-nous que nous ne possédons pas la Terre, nous l’empruntons aux générations futures.

En devenant vegan, nous limitons notre impact négatif et destructeur sur notre environnement :

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SOURCES :

http://www.gulfhypoxia.net/research/shelfwide%20cruises/2014/hypoxia_press_release_2014.pdf
http://www.scientificamerican.com/article/ocean-dead-zones/
http://www.foodispower.org/pollution-water-air-chemicals/
http://www.cowspiracy.com/facts/
http://www.cspinet.org/EatingGreen/pdf/arguments4.pdf
http://www.sacbee.com/news/investigations/wildlife-investigation/article2574599.html

« Livestock’s Long Shadow » (2)

http://www.cowspiracy.com/facts/
(2) http://www.fao.org/docrep/010/a0701e/a0701e00.htm
(3) http://www.worldwatch.org/node/6294

http://www.peta.org/issues/animals-used-for-food/global-warming/
http://www.bitesizevegan.com/go-vegan/why-vegan/why-vegan-vegan-environmental-impact-and-vegan-social-impact/
http://www.cowspiracy.com/facts/
http://veganfoodies.org/2013/07/16/does-being-vegetarianvegan-make-any-difference/
http://www.alternet.org/story/134650/the_startling_effects_of_going_vegetarian_for_just_one_day
http://shrinkthatfootprint.com/food-carbon-footprint-diet
http://www.vegplanete.com/
« Playdoyer pour les Animaux », Matthieu Ricard
« No steak », Aymeric Caron