Les effets du soja

 

  • Dans le soja qu’est-ce qu’il y a ?

Le soja est un des végétaux qui contient le plus de protéines, 40 % environ. On y trouve aussi des fibres, du fer, du zinc, du calcium, des glucides, des lipides et chose rare : 8 des 9 acides aminés essentiels (pour maximiser les bénéfices, associez-les avec une légumineuse).
La farine et les haricots bouillis sont les préparations de soja qui contiennent le plus d’isoflavones, cette substance chimique végétale qui déchaîne les passions quand on parle du soja.

 

 

  • Et ce serait bon pour quoi ?

Messieurs soyez patients, les deux points qui suivent concernent spécifiquement les femmes (ils ne sont pour autant pas dépourvus d’intérêt pour votre culture générale !) mais les bienfaits communs à tous seront traités juste après.

► Pour se prémunir contre le cancer du sein et les cancers en général
Selon une récente étude américaine menée par les chercheurs de l’Université de Tufts (Massachusetts), les isoflavones contenues dans le soja permettraient d’augmenter les chances de survie des femmes atteintes de cancer du sein.
En effet, les femmes malades consommant du soja (en grande quantité) ont diminué leur risque de mourir de 21% (la consommation de soja étant associée à une vie très saine).
Les chercheurs n’ont pas encore défini comment, mais il semblerait que le soja ait des vertus anti-oxydantes et anti-inflammatoires ralentissant ainsi la prolifération des cellules cancéreuses et la destruction des cellules saines.

 

Pour réduire les symptômes de l’endométriose
Les isoflavones sont des molécules fabriquées par les végétaux qui ressemblent à des œstrogènes. Mais elles n’en sont pas, c’est pour cela qu’on les appelle les phyto-oestrogènes ! Contrairement à ces derniers, ils sont hydrosolubles (solubles dans l’eau). Ainsi ils permettent la régulation de la production œstrogènes par l’organisme.
D’où son intérêt pour soulager l’endométriose. Cette maladie hormono dépendante exclusivement féminine (endomètre= tissu qui recouvre l’intérieur de l’utérus) touche plus d’1 femme sur 10. Les isoflavones du soja permettraient donc, selon une étude thaïlandaise, de réduire la production d’oestrogènes, limitant ainsi la multiplication des cellules et l’inflammation.

Vous l’avez sûrement compris, les bienfaits du soja concernent surtout les femmes parce que les isoflavones s’apparentent grossièrement aux œstrogènes et que ceux-ci sont des hormones féminines. Néanmoins le soja a des qualités qui savent profiter à tout le monde !

 

Pour mieux contenir le cholestérol
Les lipides contenus dans le soja (8,2g pour 100g de soja bouilli), sont des “bons” lipides car pauvres en acides gras saturés (source de cholestérol quand ils sont consommés en trop grande quantité). En revanche on y trouve 24% d’acides gras mono insaturés (contenant des oméga-9) et 61% d’acides gras polyinsaturés (oméga-3 et oméga-6 entre autres).

Le soja permettrait donc de faire diminuer le taux de mauvais gras dans le sang.
Tout ça n’est vrai que si on ne se nourrit pas que de tofu frit !

 

Et pour plein d’autres choses
On trouve également d’autres bienfaits à la consommation de soja mais qui n’ont pas été totalement scientifiquement démontrés. Parmi eux, le syndrome des ovaires polykystiques. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une maladie qui touche exclusivement les femmes et hélas de plus en plus.
Les femmes atteintes de ce syndrome produisent des quantités anormales d’hormones mâles (androgènes) ce qui perturbe l’ovulation et contraint les ovules à rester dans les ovaires. Ils forment alors des kystes. L’insulinorésistance serait liée aux ovaires polykystiques et entraînerait des risques de diabète de type 2 et donc des maladies cardiovasculaires.
Et c’est là que le soja entre en scène puisque les isoflavones permettraient d’améliorer la qualité des vaisseaux sanguins.
D’une manière générale, le bon gras et le renforcement des vaisseaux réduiraient donc les risques de maladies cardiovasculaires.
Attention cependant, car pour que les effets se fassent ressentir, il faudrait consommer au minimum 100g de soja non fermenté par jour.

Le soja permettrait également de lutter contre les symptômes de la ménopause. En effet, comme on l’a vu précédemment, il contient des molécules ressemblant aux œstrogènes. Or ce sont ces œstrogènes que le corps féminin arrête de produire à la ménopause entraînant ainsi des désordres parfois insupportables. Les isoflavones du soja permettraient de diminuer ces désagréments.

De part ses propriétés non acidifiantes, le soja permettrait la régénérescence des cellules et leur renforcement mais aucune étude tangible n’a été encore réalisée sur le sujet.

 

  • Pourquoi le soja est-il décrié ? Intox ou réalité ?

Malgré toutes ses qualités, on entend souvent que le soja est mauvais pour la santé, qu’il serait cancérigène, qu’il boucherait les artères, etc.
Dans une interview pour “I AM VEGAN TV”, le Docteur Jérome BERNARD-PELLET nous met en garde contre
les études financées par des grands groupes et/ou des lobbys et dont les résultats sont orientés pour ne pas perturber 
leur marché. C’est le cas des lobbys agroalimentaires ou pharmaceutiques pour lesquels le soja, en substitut du lait de vache ou en aliment “médicament” pourrait faire de l’ombre à leur business lucratif.
Les seuls risques sur lesquels tout le monde semble être d’accord sont l’hypothyroïdie et la résistance au médicament. Les isoflavones auraient un effet inhibiteur sur l’iode ce qui pourrait aggraver l’hypothyroïdie quand elle est due justement à une carence d’iode.
Quant à la résistance à certains traitements, elle est effective pour tous les aliments contenant des flavonoïdes (comme le pamplemousse par exemple).
Leur consommation réduirait l’effet des médicaments.

 

Sources :

Production sur l’origine du soja, et les OGM :

Les effets du soja sur la santé :

Etudes :

 

Nota : Une grande partie de cet article est rédigée au conditionnel parce que la bibliographie consultée pour la rédaction ne nous a pas permis de prouver certaines affirmations lues (aucune étude scientifique, sources non universitaires, etc.).
En effet, il nous paraît toujours important de pouvoir contrôler et croiser les informations accessibles sur Internet.